Sandra Calligaro
p h o t o g r a p h i e #

I am currently in Kabul but
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http://www.sandracalligaro.com/files/gimgs/th-10__7116907 02 [6x6].jpg

"Je suis arrivée quasiment par hasard à Kaboul, initialement pour un mois. Ma connaissance du pays se résumait à de vagues images du Commandant Massoud, aux Talibans, à l’opium, aux femmes en burqa… Je venais de finir mes études d’art et de photographie et m’apprêtais à faire un 180° dans ma pratique photographique : je voulais renouer avec un rêve d’adolescente, être “correspondante de guerre”. Un ami journaliste m’a simplement dit ‘‘vas-y, l’Afghanistan c’est bien pour commencer’’. Ses mots résonnent encore dans ma tête, c’était il y a déjà dix ans…

Pendant toutes ces années, j’ai parcouru l’Afghanistan, j’ai cherché à le comprendre. Je ne sais pas si j’y suis arrivée mais j’ai été profondément touchée par le pays, les gens rencontrés, et j’y porte un regard empli de tendresse. Une phrase de Nan Goldin, une artiste américaine qui s’est fait connaître dans les années 1980 avec les photographies de son quotidien, me revient sans cesse :

‘‘For me it is not a detachment to take a picture. It’s a way of touching somebody – it’s a caress’’ / Pour moi, la photographie est le contraire du détachement. C’est une manière de toucher quelqu’un – c’est une caresse.

Au final, je n’ai rapporté de cette grande expérience presque aucune photographie ‘‘de guerre’’. Au contraire, loin du sensationnel du conflit, c’est la fragilité du quotidien de ce pays tourmenté qui n’a cessé de me fasciner. Souvent, presque par pudeur, j’ai cherché à mettre en exergue le malaise ambiant, la détresse latente, à travers le spectre de situations ordinaires, de moments d’entre-deux, où la tension est tangible, les émotions perceptibles, mais le conflit rarement visible – de manière directe en tous cas.»

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Née en 1981. Photographe indépendante, représentée par l’agence Picturetank. Travaille entre la France et l’Afghanistan depuis 2007.

Après avoir suivi des études d’art et de photographie à l’Université Paris 8, Sandra Calligaro s’oriente vers le grand reportage et fait un premier voyage en Afghanistan en 2007. Elle s’y installe finalement quelques mois après. Depuis, la photographe alterne reportages et documentaires pour la presse, commandes multimédia pour le compte d’ONG ainsi que collaborations avec diverses institutions artistiques.

Au cours des dernières années, son travail d’auteur s’est principalement concentré sur la ville de Kaboul et l’émergence d’une nouvelle classe urbaine. Le projet, Afghan Dream - réalisé avec une bourse du Centre National de Arts Plastiques, a notamment été primé par la Bourse du Talent en 2013.

Le travail de Sandra Calligaro est régulièrement exposé: au Centquatre, à Paris dans le cadre du festival Circulation(s) 2014 ainsi qu’à la Bibiothèque Nationale de France en 2013; mais aussi à la Maison Européenne de la Photographie, au Musée de la Photographie à Mougins et à l’Institut des Cultures d’Islam à Paris entre 2008 et 2011. La photographe a également collaboré à plusieurs reprises avec l’Institut Français d’Afghanistan à Kaboul, organisant et coordonnant différentes expositions.

www.afghan-dream.com
www.picturetank.com

///ENGLISH///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

I arrived almost by accident in Kabul, initially for a month. After having studied arts and photography in Paris, I had decided to realize an adolescent dream and to become a reporter, a ‘war correspondent’. A journalist friend had just said ‘go on, Afghanistan is good to start’. His words still resonates in my head; it was eight years ago.

During all these years, I have wandered through Afghanistan; I have tried to understand it. I do not know if I have succeeded but I have been deeply touched by the country and the people I have met and now the way I look at it is full of tenderness. Evoking and transcribing all the feelings that come to me about Afghanistan is a hard task but I keep on thinking of this quote of Nan Goldin, an artist photographer that became famous in the 80’s with her daily life and intimate pictures.

« For me it is not a detachment to take a picture. It’s a way of touching somebody — it’s a caress ».

Finally, I brought back from this great experience hardly any ‘war’ photographs. Rather, it is the fragility of the everyday life of this turbulent country that has always fascinated me. I tried here to show the Afghan uneasiness by highlighting a certain latent distress, underlined by imperceptible details that would come out of these scenes: ordinary situations, moments in-between, where tension is tangible, emotions perceptible, but the conflict rarely visible.

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Sandra Calligaro (1981 -) is a French free-lance photographer. She is represented by Picturetank photo agency and she works between France and Afghanistan since 2007.

For the last 8 years, she has been working for French and European media outlets and alongside international NGOs and organizations as well.

In her last project “Afghan Dream” the photographer portrays the emergence of the urban class in Kabul, new generation carrying hope for Afghanistan. She got a grant from the French National Center for Arts (CNAP) for this project, which has been shown in France in solo exhibition and several festivals as well.

www.afghan-dream.com
www.picturetank.com