Heroin

En 2007, lors d’un premier reportage à Kaboul sur les usagers de drogue, j’ai pris l’habitude de faire des portraits d’eux. Très vite, cela devient une sorte de « donnant-donnant ». Ils me laissent faire les photos de leur quotidien, et moi, en échange je leur « tire le portrait ». Des « belles photos d’eux », qui ne les montrent pas dans une situation dégradante. Des photos où ils posent, où ils sont fiers d’eux-mêmes ; des photos que je leur donne ensuite et qu’ils peuvent envoyer à leur famille. Du moins qu’il peuvent regarder. Par l’acte symbolique de la photographie, j’essaye ainsi de redonner -un peu- de dignité à ceux qui l’ont parfois perdue.

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