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Dehmazang [2007-2010]

2007. L’Afghanistan est devenu le premier pays producteur d’opium, couvrant 90 % de la production mondiale. 6100 tonnes produites en 2006, et plus de 8000 en 2007. L’opium représente plus de 50 % du PIB du pays, fait travailler 12 % des Afghans et contribue en grande partie au financement de l’insurrection.

Au-delà de son statut de producteur, le pays se découvre aussi consommateur. Selon une étude du Bureau des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, sur les 200 000 usagers d’opiacés on en comptait environ 50 000 d’héroïne en 2005. L’histoire des usagers d’héroïne en Afghanistan, c’est avant tout le reflet d’un pays meurtri par trente ans de conflits. A Kaboul, ils sont quelques centaines à avoir élu domicile dans les ruines de l’ancien Centre Culturel Soviétique de Dehmazang, détruit lors de la guerre civile et réinvestit en squat depuis. Dans les pièces sombres du squat, les histoires se mêlent et se répètent. D’abord, il y a eu l’exil en Iran voisin, classé comme le premier consommateur mondial d’opiacés (près de 3 % de la population). De l’opium, l’étau se resserre sur la poudre blanche. Puis, un jour, survient le retour en Afghanistan. Le plus souvent à la faveur d’une expulsion. Où aller alors dans un pays qui est le sien mais dans lequel on n’a plus rien ? Dehmazang, imposé de fait comme le point de chute pour les returnees usagers, se transforme en haut lieu de la consommation kabouli. Les pratiques à risque se propagent ici au sein du reste de la population. Et avec le Sida, inexistant jusqu’alors. Refuge pour les usagers, repaire pour les dealers : au grès des saisons, la vie s’organise à Dehmazang. Elle s’arrête aussi parfois. L’héroïne, maîtresse du jeu, rythme les journées et les vies, donnant l’illusion trompeuse d’offrir une triste échappatoire à un Afghanistan meurtri. Et comme en réponse aux espoirs de paix et de vie meilleure qui s’estompent dans le pays, le nombre d’usagers continue d’augmenter d’année en année.

2010. Le nombre de consommateurs d’héroïne a plus que doublé : ils sont maintenant 120 000. Les autorités afghanes ont vidé et clôturé le squat il y a quelques mois : des mesures répressives comme réponse à l’impuissance face au phénomène. Maintenant retranchés sous un pont, dans ses eaux croupissantes les usagers me confient, un brin nostalgique : « on avait un toit au moins là-bas, les pieds au sec. Et presque un peu d’intimité. On était bien finalement, à Dehmazang ».

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